Amethis soutient l’inclusion économique des femmes

Parmi les enjeux de développement durable du continent africain, le sujet de l’inclusion des femmes dans les systèmes économiques africains est -à bien des égards- un sujet central.

Ces dernières années, certains résultats positifs ont été enregistrés en ce qui concerne l’intégration économique des femmes sur le continent africain, car de nombreux pays ont soutenu l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. La plupart des pays ont ratifié le Protocole de l’Union Africaine sur les droits de la femme, connu sous le nom de Protocole de Maputo, ainsi que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. En outre, de nombreuses organisations internationales actives sur le continent, telles que les Nations unies, l’Agence Française de Développement et la Banque Africaine de Développement, sont fortement engagées dans cette cause.

Néanmoins, les progrès vers l’égalité des sexes demeurent insuffisants et trop lents. Au rythme actuel, il faudrait 142 ans pour atteindre la parité entre les sexes [1]. Parmi les nombreux problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans de nombreux pays africains, on peut citer l’accès inégal à l’éducation et aux biens et services essentiels, le sexisme et la violence. Ceci est vrai dans de nombreux secteurs et de nombreux pays.

Chez Amethis, nous sommes conscients que toutes ces questions sont essentielles au développement équitable et durable du continent, et nous avons fait de l’amélioration de la place des femmes dans les entreprises un enjeu clé de notre stratégie. Ceci est symbolisé par la signature du 2X Challenge pour notre fonds Amethis MENA Fund II, qui met le soutien à l’intégration économique des femmes au cœur de notre activité d’investissement. Le « 2X Challenge : Financing for Women » est un objectif ambitieux qui demande aux investisseurs de favoriser la progression des femmes en tant qu’entrepreneurs, chefs d’entreprise, employées et consommatrices de produits et services utiles.

Nous pensons que nos investissements en capitaux propres (qu’ils soient majoritaires ou minoritaires), parfois associés à des services d’assistance techniques (mis en place conjointement avec des partenaires), sont des leviers puissants pour nous permettre de contribuer à cette problématique. Parmi les bénéfices attendus de notre intervention auprès de nos participations, nous pouvons citer l’augmentation de la part des femmes dans les effectifs des sociétés en portefeuille, l’augmentation de la part des femmes dans les instances dirigeantes, ou encore l’amélioration des conditions de travail des femmes. Ceci passe à la fois par la mise en place de plans d’actions dédiés à ce sujet dans toutes nos nouvelles participations, et l’investissement dans des entreprises déjà vertueuses sur ces sujets.

Toufic Khoueiry

Associé Amethis

« En tant qu’équipe d’investissement, nous prenons en compte la question des femmes dans les entreprises à tous les stades du processus d’investissement. Nous commençons à nous pencher sur la question au stade de l’analyse préliminaire, puis nous nous y attardons au cours de l’audit préalable et nous élaborons un plan d’action spécifique qui est adapté à chaque investissement. »

L’investissement d’Amethis dans Tarjama (Jordanie) est une bonne illustration de cette approche. Fondée en 2008 en Jordanie, Tarjama est la première entreprise de technologies et de services linguistiques de la région MENA, y compris la traduction, au service d’un vaste réseau d’entreprises clientes dans des secteurs tels que le conseil, la technologie, les services au secteur public, etc.

Tarjama a été fondée par Nour Al-Hassan, une femme entrepreneur jordanienne passionnée par l’inclusion et l’autonomisation des femmes. Depuis la création de l’entreprise en 2008, Nour Al-Hassan est la présidente et la directrice générale de Tarjama. L’entreprise a atteint la parité hommes-femmes, puisque 51 % des 177 employés de l’entreprise sont des femmes. L’entreprise peut également se targuer de compter de plus en plus de femmes parmi ses cadres supérieurs. Par exemple, le département IA de Tarjama est dirigé par des femmes et compte une majorité d’employées. Tarjama a également construit l’un des plus grands réseaux de traducteurs indépendants, qui compte environ 5 000 traducteurs, dont la majorité sont des femmes.

Nour Al-Hassan

Fondatrice et PDG de Tarjama

Tarjama a été créée avec l’idée sous-jacente de promouvoir l’emploi des femmes dans la région MENA. Nous offrons à nos employées une certaine flexibilité afin qu’elles puissent travailler à domicile, gagner un revenu et ne pas avoir à se déplacer au bureau. Cela permet à notre entreprise d’accéder à un réseau entier de femmes exceptionnellement talentueuses, prêtes à défier les normes conventionnelles.”

[1] McKinsey Global Institute, “The economic case for gender parity in Africa”, 2019